L’orientation de vos fenêtres décide de la réponse. La plupart des gens se font vendre un tissu avant que quiconque pose la question. Voici la version courte du diagnostic qu’on fait sur place.
Éblouissement et chaleur · l’orientation la plus dure en ville
Celle qui ruine des pièces. À partir d’environ trois heures de l’après-midi, le soleil est bas et entre presque à l’horizontale, donc il voyage loin dans la pièce au lieu de tomber près de la fenêtre. Les écrans deviennent illisibles, les planchers et les meubles chauffent, et c’est pire en été, au moment où vous en voulez le moins.
L’erreur commune, c’est de sauter sur l’occultant. Ça fonctionne, et ça vous coûte la vue et la lumière du jour en même temps, et c’est pour ça que les gens finissent par vivre avec la toile remontée et la pièce inutilisable.
Une toile solaire choisie par son ouverture, pas par sa couleur. Une ouverture basse, autour de trois pour cent, coupe l’éblouissement et la chaleur tout en laissant la vue sur la ville lisible à travers le tissu. Les tissus foncés contrôlent mieux l’éblouissement que les pâles, ce qui surprend les gens. Ajoutez un rideau devant si vous voulez aussi que la pièce se ferme le soir.
Charge toute la journée · le gain total le plus élevé
Le vitrage sud prend le soleil la majeure partie de la journée, avec le soleil haut au-dessus plutôt que bas dans les yeux. C’est donc moins une question d’éblouissement que de chaleur accumulée et de décoloration. Les pièces avec du vitrage sud sont habituellement agréables en hiver et punitives en juillet.
Une toile solaire encore une fois, mais vous pouvez souvent monter à une ouverture plus élevée qu’à l’ouest parce que l’angle est plus clément. C’est l’orientation où la motorisation rapporte vraiment : une toile qui descend d’elle-même avant que la charge monte garde la pièce égale toute la journée sans que personne y pense.
Lumière matinale · un problème de chambre
Le vitrage est est doux la majeure partie de la journée et brutal pendant les quatre-vingt-dix minutes qui suivent le lever du soleil. En juin à Montréal, c’est avant cinq heures et demie. Si la pièce est une chambre, c’est l’orientation dont les gens se plaignent le plus, et ce n’est pas du tout un problème de chaleur.
Un tissu assombrissant ou occultant, et le détail plus bas sur le halo compte plus ici que partout ailleurs. Si vous voulez aussi que la pièce reste utilisable le jour, superposez : un voilage ou une toile filtrante pour le jour et un occultant derrière pour dormir.
Plate et froide · ce n’est pas un problème de soleil
Le vitrage nord ne reçoit aucun soleil direct à Montréal. Il n’y a pas d’éblouissement à contrôler et presque pas de gain de chaleur, donc une toile solaire règle un problème que vous n’avez pas. Ce dont les pièces nord souffrent vraiment, c’est de platitude, et d’intimité une fois la nuit tombée, parce qu’au moment où il fait plus sombre dehors que dedans, la vitre devient un miroir de votre côté et une fenêtre du leur.
Du textile plutôt qu’un tissu technique. Les voilages adoucissent la platitude et donnent de l’intimité le jour sans prendre la lumière que vous n’avez déjà pas en abondance. Gérez le soir avec une deuxième couche, pas en choisissant un voilage plus dense.
La chose dont personne ne vous avertit
C’est la déception la plus commune de toute la catégorie, et c’est un problème de géométrie plutôt qu’un problème de tissu. Le tissu occultant bloque la lumière qui le traverse. Il ne peut pas bloquer la lumière qui passe à côté. Le tissu doit être plus étroit que l’ouverture pour circuler librement, et ce dégagement, c’est un espace. À six heures du matin en juin, ce mince contour de lumière, c’est ce que vous remarquez.
Des coulisses latérales qui scellent les bords, ou une pose en applique généreuse, ou un rideau pleine hauteur devant la toile pour attraper ce qui s’échappe. Si la noirceur compte vraiment pour vous, dites-le dès la première conversation, parce que ça change la spécification plutôt que le tissu.
Deux choses lâchent en pratique, et aucune des deux n’est le moteur. La première, ce sont les piles : elles durent environ un à trois ans selon la fréquence des déplacements de la toile, et sur une fenêtre haute, ça veut dire un escabeau. La deuxième, c’est l’application, et c’est de là que viennent vraiment les plaintes de fiabilité.
Faites choisir le mode d’alimentation par fenêtre plutôt que pour tout l’appartement, et faites régler et nommer les scènes sur place à la remise. Si c’est bien installé, vous ne devriez pas avoir besoin de l’application au quotidien, ce qui enlève la partie qui brise.
Les rideaux ont l’air cheap pour des raisons qui se décident sur le bon de commande, pas dans la boutique de tissu. Le coupable habituel, c’est l’ampleur : des panneaux trop étroits couvrent la fenêtre mais pendent à plat au lieu de plisser. Un tissu mince, des finis brillants et un ourlet sans poids font le reste.
Assez de largeur pour de vrais plis, un ourlet lesté, et un rail qui laisse le tissu s’empiler correctement. Posés du plancher au plafond plutôt que de la fenêtre à l’appui, c’est ce qui fait qu’une pièce se lit comme terminée.
La plupart des déclarations de copropriété précisent de quoi l’immeuble a l’air de l’extérieur, ce qui veut habituellement dire que le côté extérieur de tout habillage de fenêtre n’est pas votre choix. Ce n’est pas un problème, c’est une contrainte, et ça ne devient un problème que si personne ne la vérifie avant le jour de l’installation.
Apportez la déclaration à la première conversation si vous l’avez. On spécifie le côté extérieur selon l’immeuble et vous choisissez tout ce qui donne sur votre pièce.
Le guide, c’est le cas général. La version utile, c’est quinze minutes au téléphone sur votre pièce, votre orientation et l’heure où ça se gâte.
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Ce guide est une information générale sur les orientations de fenêtres, pas une spécification pour votre logement. La spécification suit une visite sur place.